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pour un parti de l'abstention révolutionnaire

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«Le monde sera beau je l'affirme je signe» (Jean Ferrat)


Nouveau pacte républicain par ordonnances

Publié par xyz sur 9 Juin 2017, 12:29pm

La boulange républicaine et ses princes et présidents à croquer

 

Dès l'élection assurée du candidat des milieux économiques européens et français, palmes, rameaux, lauriers, un choeur de buissons bondissants a entrepris de louer le Nouvel Élu Républicain Français : hourra le nerf de bœuf ! Vive la nouille géante à la Koons ! Ô jeune Eiffel au teint pâle et à la peau parfumée... en dépit des ses 39 ans bien sonnés. Tout messie du grand soir multiplie sa propre image, source contradictoire de clientélisme et de populisme, selon le degré d'intégration institutionnelle de chaque force politique considérée. Mais, pour des opposants dignes de ce nom, entre Macron et Le Pen, il n'y a aucune différence de nature. Une même politique d'oppression des peuples et d'exploitation de la force de travail les unit, par-delà tous les aléas historiques auxquels est confronté l'état français, depuis plus de deux siècles. Mais frappons encore un peu à la Porte encaustiquée de la république présidentielle, pour savoir quelle chose est là derrière, puisque une assemblée de castrats nous y convie expressément. Par contraste, constatons d'abord que Napoléon avait 30 ans lors de son coup d'état et déjà bien des campagnes et des victoires à son actif. Mais tout ça n'est qu'un rêve lointain qui jamais ne reviendra. La France a su redéployer Waterloo en sa faveur. Toutes les défaites ne sont pas tragiques, au contraire ! À quelque profit malheur est bon. Le bon sens justement exige de rapporter le dernier président élu de la V° république au premier qui, en dépit de ses 68 ans, en 1958, avait aussi pour lui une forme de nouveauté républicaine, tout en s'inscrivant dans la continuité des révolutions et contre-révolutions, sorte de Stop And Go constitutionnel, qui caractérisent le système politique français depuis ses origines. La république gaulliste en effet succédait aux III° et IV ° républiques parlementaires, toutes les deux rattrapées, comme dit la dernière vague de millénaristes patentés, par l'actualité des questions juive et coloniale. Sachant que la deuxième aujourd'hui reste aux yeux de quelques républicains nostalgiques des heures sombres une chose positive. De là, l'étrange néanmoins divin abandon républicain, en 1940, du gouvernement de leur France chérie aux forces anti-républicaines ou ensuite sa cession contractuelle à un tiers galonné, tactique de gribouille, de peur d'être submergé par des forces militaires supérieures, comme en 1958, année du grand barrage républicain au complot militaire. Paris n'aura pas été Budapest, pour reprendre les habituels clichés.

heureux qui travaille pour sa pomme, sans s'occuper de pain, le royaume de France lui appartient !

heureux qui travaille pour sa pomme, sans s'occuper de pain, le royaume de France lui appartient !

Une si longue recherche en virginité républicaine et sa loi de pureté économique

 

Voilà à quelle aune historique, quand bien même souvent racontée de façon folklorique, il faut rapporter l'actuel régime présidentiel, pour en apprécier la dynamique interne, par ailleurs géo-stratégiquement réglé sur l'extérieur. Force est de constater que les Français ont le goût de la dictature sauvage, autrement dit publicitaire, par opposition aux Allemands plus respectueux des normes, du moins tant qu'ils y gagnent, et aux Anglais si pragmatiques qu'ils rapportent le monde entier à leur propre et simple naturalité. Why not ? Nous laissons aux peuples de couleur l'appréciation de cette différenciation, tout en nuances. Certes tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des communistes à la maison, attelés aux taches domestiques de la reconstruction d'un pays aplati, au sens propre et figuré, par la guerre, ni l'opportunité d'un quarteron de généraux putschistes, pour réformer l'état, en mai fais ce qu'il te plaît, sans recourir à ce qui en France a longtemps servi de biais pour y parvenir, une dictature en bonne et due forme, ornée, par exemple, de gloire militaire, gagnée à Solférino et en Crimée, sur fond d'affairisme financier. Mais nous sommes en 2017, l'état français est lié ou entravé, selon la manière populiste ou clientéliste de voir, à 27 autres états européens par des traités qu'il essaie de respecter et fait respecter à coup sûr à la population dont il a la gestion et qu'il administre avec vaillance, lui faisant, en 2012, un enfant libéral dans le dos, comme annoncée à demi-mot, quand il ne la poignarde pas en plein cœur. Il va de soi que cet assassinat est toujours pour du beurre, et derechef, au sens propre et figuré. Aucune émotion particulière à ce sujet du côté des hommes d'état, persuadés que les états ne connaissent pas la faillite, uniquement dépassée en effet par quelques violences dont la guerre, la belle affaire, et intimement convaincus que les nations, elles, sont éternelles. D'où le recours aux analogies gauloises et autres gauloiseries de même tonneau à bizuter, portant sur l'état psychologique présidentiel, ira-t-il, n'ira-t-il pas, en a-t-il ou non, etc., examinant à longueur de temps les liaisons dangereuses entre société civile et paradis fiscaux, sous ces feuilles mortes, panama papers, on a même trouvé une danseuse de tango, dis donc !, sans parler de la création de figures très-productives du septième jour, messies, sauveurs, outre césars et tribuns plus profanes, livrés à l'adoration et l'exécration, car point de république présidentielle sans personnage clivant. Mais gardons-nous d'imaginer on ne sait quelle fin apocalyptique, ainsi que le font nos modernes gaulois encravatés jusqu'aux yeux et aujourd'hui prosternés devant César, posant un talon céleste sur leurs nuques d'eunuques volontaires. C'est le moment après ce bain amollissant d'aller voir la chose législative éclose, en son milieu électoraliste présidentiel.

Passage de témoin du député Godillot au député Godiche

 

L'idiot médiatique et fou du village global, qui vit retiré dans son cerveau, comme requin en château d'eau, sent que oui ! Ça y est ! Le temps est venu ! La France peut enfin prendre le large et laisser définitivement derrière elle, la vieille politique des ordonnances républicaines. Ces gens-là qui communiquent entre eux, par la braguette, à coups de pinceaux, s'ils étaient russes ou chinois, nieraient la dictature avec un aplomb à redresser le Mur, tellement ils pissent du concept en permanence. Mais voyons ce qui se passe au large, là-bas, loin, à rebours qui ne veut plus être en rade de grandeur, ni en reste du profit extorqué au travail ! Si, par hypothèse grandement soutenue et attendue par ces gens-là qui comptent les voix bonnes et mauvaises, si donc, après ce grand soir présidentiel, une large majorité présidentielle se dégage au soir du second tour des prochaines législatives, comme nous le promettent les thuriféraires de l'homme qui s'offre des costards, à la sueur de son front et recrachée à la face d'un syndicaliste, le problème ne sera-t-il pas de justifier que le gouvernement légifère, en lieu et place de cette assemblée de députés frais émoulus dont le premier acte parlementaire sera de se dessaisir de leur fonction de législateurs, au prétexte que la liquidation du code du travail ne peut pas attendre que mesdames et messieurs les députés-stagiaires soient en âge de voter les lois nécessaires à la mise en œuvre effective de la dite réforme du marché du travail. Au moins, la France ne déroge-t-elle pas à sa fougue, à son impétuosité, à son tempérament trempé dans de la bonne eau de jouvence, à tout ce qui lui confère son droit à l'exception, en faisant, à la fin, comme tout le monde, oui mais paradoxalement. Et les milieux économiques européens, l'Allemagne conservatrice en tête, n'ont pas manqué de pousser un soupir de soulagement en se disant : enfin ! Les lève-tôt s'y mettent ! Mieux vaut tard que jamais. Et d'attendre de l'élu frais, de la célérité et une application sans faille de la bonne idée libérale, qui a offert au monde, en 2008, un 14 juillet inexplicable, non sans son grand bal des pompiers, regardant l'argent jeté par les fenêtres, tourbillonner comme tempête de confettis. Par chance, pour les monétaristes, cette fête de l'argent-roi et quantité négligeable n'est pas annuelle et ils peuvent donc, comme ils sont très-culottés, scander : si nous sommes tous dans le caca, c'est de la faute à l'état ! Heureux les post-bouseux, s'effondrant au-dedans d'eux, ils trouvent ça, doux et tiède ! Mais laissons-là ces lamentations intéressées sur l'état lamentable de nos finances, because les dirigeants illettrés en les infaillibles sciences économiques, et posons-nous la seule question qui vaille, dans le cas envisagé à l'instant. Si ces députés vierges de toute politique libérale, conservatrice, xénophobe, bref de droite, gauche socialiste incluse, n'ont pas pour volonté de gouverner, au nom de la nation dont ils seront les représentants, que peuvent-ils, en dernière analyse, vouloir en allant au parlement ? Eh bien ! La réponse est aussi simple que le discours dominant qui la soutient est controuvé. Il s'agit tout bonnement, comme avant, d'avoir le pouvoir ! Oui mais le pouvoir de quoi ? Le pouvoir de s'enrichir pardi ! Et d'en faire profiter parents amis et connaissances. Et de surcroît, comme un bonheur communautariste n'arrive jamais seul, quelqu'un d'unique est là qui veille à gouverner dans le bon sens, en embouchant le long bec emmanché d'une trompette guerrière. Eh oui ! Pourquoi s'en faire ? Disons plutôt dire merci à la vie et chantons tous ensemble mes frères quelque chose énergétique !

 

Un dimanche, dimanche prochain
De Tourcoing à Perpignan

Teint de rose et peau de pêche

Allons aux urnes ! Vienne demain !

Poussons au-dehors les mines revêches

Oui poussons poussons-les vraiment

Que le nouveau exhale son parfum

Comme un matin de rose fraîche

De Tourcoing à Perpignan

Un dimanche, dimanche prochain

 

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