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pour un parti de l'abstention révolutionnaire

pour un parti de l'abstention révolutionnaire

«Le monde sera beau je l'affirme je signe» (Jean Ferrat)


Toqués et retoqués de l'entre-deux tours

Publié par xyz sur 6 Mai 2017, 07:50am

Les jeux sont faits. L'ectoplasme, la créature des marchés, le Macron nouveau, hologramme vivant d'un monstre froid, l'état, va accéder à la présidence et la France s'ouvrir s'ouvrir s'ouvrir souffrir, pour devenir un état entrepreneurial comme les autres, en Europe dont la véritable devise est : vive la pauvreté et la corruption ! Le plus drôle est que les caméras n'auront jamais autant filmé de drapeaux français, couvrant la chose comme un voile pudique, derrière lequel pointe une trique à déplier les repliés, pour cause de dégraissage accompagné de douches froides en forme de plans sociaux et autres savons moraux. Voilà qui annonce un autre juin 40, quel que soit sa forme, et son cortège d'horreurs et de souffrances, qui ne sont pas que pour les autres. La cour odieuse des miracles économiques, et ses Phoebosophes et Frollontologues qui dansent le flamendjerk, en sont tous émoustillés. Pari réussi donc après un lobbying intense qui a ses figures de proue, celle par exemple d'Attali la taloche, à quoi bon faire une liste, auteur d'un rapport technocratique (pléonasme) qui contient toutes les mesures anti-sociales du candidat, visant à radicaliser toutes les formes d'exploitation de la main d’œuvre, en la désarmant socialement et politiquement, selon les impératifs dictés par l'état réel du désordre mondial. À moins de voir en Trump un chef d'orchestre de politique musicale et concrète. Ce résultat préparé en sous-main et donc à l'abri du suffrage universel, depuis avril 2002 vient de connaître son dénouement qui a vu l'élimination par effet de domino et des droites nationaliste et conservatrice et de leur alter ego de gôche. Les historiens feront peut-être un jour toute la lumière sur cette campagne étatique présidentielle la plus prévisible qui ait jamais été, en dépit d'apparences contraires, dont les médias se portent garants, la main sur le coeur. Juré ! Craché ! Promis ! Nous sommes de bons soldats de la démocratie ! Qui prône aujourd'hui paix et concorde, pourquoi sa langue est-elle corde ?

Toqués et retoqués de l'entre-deux tours

Le talk-show électoral de l'entre-deux tours (de France)

 

La République numéro 5, parfum de liberté extra, embaumant un trône sans couronne, est, au choix et selon les médias, en bout de course, à bout de de souffle, vestiges ataviques, après la crue de 2008 et donc repliée elle aussi, comme un Arabe battu à mort. Chacun compare selon son cœur. Macron trouve ça, horrible ! Il souhaite que ces choses-là n'arrive plus. Et puis il passe à autre chose. Son destin l'attend aux vestiaires où revêtir des habits de lumière. Il est aussi question de tremblement de terre et de séisme. Plus rien ne sera jamais comme avant, exécuteur testamentaire donc du plus jamais ça ! De la même façon, s'entend. Et même, dans la foulée d'une décomposition avancée, quelques cadavres en transhumance enchaînent sur la nécessaire recomposition du cimetière politique français. Ce moment historique est importé de l'utopie de la fin de l'histoire. Mais laissons-là l'incurable bêtisier médiatique bouillonnant de visions émanant d'un chaudron où gesticule le nord-coréen assailli par un nuage de tweets nord-américains, trompetant des go home C'est le grand retour de Sam pique aux couilles alors je bombarde ! Ça me soigne ! Reste que cette crevaison française, au barbelé mondial, à peindre à la Rembrandt, si fertile en petite, moyenne et grande France(s), ne laisse pas indifférent les prétendants au drôle de trône gaullien, flottant étrangement au-dessus du marécage des partis. Si socialistes et républicains étaient honnêtes, ils avoueraient franchement leur but commun. Oui mais alors qui trusteraient places et postes ? La fille Le Pen, pêcheur de perles vaseuses, montrant, comme elle a la passion filiale des ses obsessions, pointant le monstrueux, toutes les algues rouges tueuses et trous pourris qui puent, en criant de surcroît, pour faire salle comble, à la colonisation rampante ?

 

Ah le punching-ball infect et épatant que voilà ! Vite ! Collons-lui de l'argent sale au cul ! Et faisons-en notre miel ! Fillon-Le Pen, deux pour le prix d'un. Outre le fait que les élites françaises ont un goût prononcé pour la salope suspendue pattes en l'air, comme ortolans ! Quand c'est mûr ! Peuple Avale ! Eh oui tout le monde n'a pas eu la chance de connaître HITLER, ce révolutionnaire pour jeunes et vieux milliardaires. Vite ! Oral de rattrapage ! Faisons-la chose, en scooter et éclair de mémoire. Le fils-free-bis du dieu trois-en-un, national-républicain et socialiste, recouvrant la vieille devise révolutionnaire, comme la vérole, le clergé, bref OMO-Macron qui blanchit et lave plus blanc, ne voulant pas, lui non plus, être en reste, sur les pourritures terrestres et promesses de bons licenciements qui s'ensuivent, un jour lui accorde son pardon, à la Vierge d'Hénin-Beaumont, s'arrêtant comme en extase, devant Marseille-Maréchal-la-blanche, quelque part positive pour les classes dirigeantes, un autre, en héritier de Cauchon, il la convie à faire pénitence, en lui intimant l'ordre de cracher toute son écœurante et immanente essence qui schmecke et schlingue l'égalité trafiquée et la liberté bon marché. Ici nous prêtons forme aux platitudes qu'il débite. En même temps, si la souillure est originelle, lui foutre le feu, c'est la seule solution, non ? Et tant pis pour la France aïeule, à cornes mais pas de gaulois. Et ce loustic, se gardant de la Vierge et des Caïmans, de troquer promptement le bouclier de Bercy pour un frisbee belge, lui permettant de voler plus haut pour voir plus loin. En tout cas autant que s'il était perché sur sept nains empilés comme des tabourets. Et de là, survolant et surveillant micros et caméras, afin de conforter son image vendue au plus offrant et de premier communiant de France, il prêche une théologie positive de la libération. Oui mes amis ! Libérons-nous de la Libération originelle qui nous plombe. Car en vérité plomb plomb plomb plomb je vous le dis, notre vie, elle pourrit, alors que moi ! Oui moi ! Je suis propre comme un sou neuf. Néofils ayant parlé, les médias de renchérir, adjugé ! Vendu ! Un Ave doublé d'un Alea jacta est de bon augure. À eux maintenant la validation du déroulé du disparate et de l'hétéroclite, remis à plat, comme à Bayeux.

L'histoire de France à la mode post-Creator triomphant du Matamore

 

Cette république post-coloniale, hier monotone, ennuyeuse, pas moyen pour les médias de faire jeu égal avec l'état, c'est clairement un monde révolu ! Vive la révolution en marche ! Quelqu'un qu'a une guerre de retard, gueule debout la France ! Le cul calé sur un strapontin. De cette république aujourd'hui ivre et lourde d'un rêve symphonique et brutal, les médias veulent faire une République adhésive. Y coller le populo, l'expédier au dodo, gros mais bon boulot. Et donc pour la rendre affriolante, cette Vénus bananière aux gambettes flageolantes de vieux cow-boy, œuvre vive ultime de la misère en milieu républicain manchot, combiné au marigot de Soférino, où repose, enlisé jusqu'aux cheminées, le Paquebot nationaliste, couvert de boues de Seveso, l'idiot médiatique a imaginé en faire un sexe en forme d'ornière colossale, servant de point commun à l'infinité des droites en présence et les conviant, par attraction et répulsion mutuelles, à y accoucher de quelque chose en plein dans l'oeuf neuf qui remettrait les compteurs à zéro. Poète proxénète pue du bec, comme aurait pu écrire, en vieux-françois corsé, ce bon Villon. Voyant le parti à tirer de cette boursouflure offerte ouverte à tous vents, les tanks de la grande Mademoiselle d’Hénin-Beaumont, aussitôt s'y précipitent, réclamant asile et sable chaud, tout en s'y enterrant, comme dans la ligne Maginot. Ils ne ne veulent ni en démordre, ni en sortir. La guerre n'est pas finie, elle continue. Ce qui n'est pas totalement faux. Et de monter à Austerlitz, pour les correspondances pour Waterloo consulter les astrologiques tableaux, et de faire front, en gueulant que : pour les Belges, c'est foutu ! Ce sont des tireurs au cul ! Cette prose aussi inexpiable qu'inexpugnable, sur le papier, résume le Front National, à merveille. Comme le rhinocéros, il pratique le repli sur soi, noué par un nœud qui fait corne. L'Europe allemande rigole. Comme en 40, pour arriver à Paris, elle passe par la Belgique, emportant dans ses fourgons, de rutilants cabriolets et rugissants, las des gaz et de l'échappement national. Vroum ! Vroum ! Voilà les pilotes républicains qui s'impatientent, voulant sortir de cette puanteur, coupant avec les dents le cordon de l'increvable vieux monde, cinglant déjà en esprit vers toutes les places et postes disponibles, bref montrant eux aussi comment s'ouvrir au monde, pour mieux coffrer papa maman et la smala pour tous dans leur pavillon à la noix. Contre le sexe-voie de garage, beurré graisse cambouis, ils proposent le sex-appeal nouvel âge, après ramonage de haut en bas et écouvillonnage, ni à droite ni à gauche, en plein-dedans, au beau milieu qui évacue nouilles et coton-tiges. Voici ce matin dans les journaux, démoulée chaud, la république sexy attendue et sans nul doute totalement en phase avec l'idiot médiatique friand d'images où brillent en fond d'écran la folie, la mort et la jeunesse. Façon John John évidemment qui veut que quand papa part en voyage, son fiston reprend le flambeau à la maison. Cette image est censée laisser une historique trace. À retrouver en cliquant en haut à gauche. Gare au bug !

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