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pour un parti de l'abstention révolutionnaire

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«Le monde sera beau je l'affirme je signe» (Jean Ferrat)


Le cartel des droites LR/EM : voilà l'ennemi actuel du monde du travail !

Publié par xyz sur 27 Mai 2017, 09:51am

Le cadre général et actuel de la lutte politique en France

 

Nous sommes à deux semaines des législatives. La donne a changé. L'Union européenne, le Medef, les milieux dirigeants de la société civile, flanqués de leurs mignons médiatiques plein d'air et de gaz, ont réussi, après une campagne délétère et frénétique, à placer leur pion au sommet de l'état. Au jeu de go, il n'y pas de roi qui tienne. Leur but : verrouiller les institutions à leur profit. Et la V° république et sa constitution et ses règles électorales leur sont en cela favorables. D'autant que les droites libérales, conservatrices et xénophobes, LR/EM/FN associés, disposent d'une réserve de voix qui compte pour l'heure plus de 60% des suffrages exprimés lors de la présidentielle. Aussi n'y a-t-il pas d'autre solution, dans le cadre politique institutionnel, français, que d'empêcher par tous les moyens et à tout prix, la trappe de l'exploitation et de l'oppression d'être solidement scellée, pour les cinq ans à venir, et ainsi de renforcer considérablement l'exploitation qui pèse déjà sur le monde du travail, ouvriers et salariés, mais aussi et surtout prolétaires de réserve inemployés ou soumis à des conditions de vie et de travail, dont l'absence d'autorisation de travailler pour les travailleurs étrangers, qui font d'eux des pauvres, voire des proies du racisme ordinaire et de l'état et de sa police et les rendent d'une façon plus générale dépendants de l'aide publique. Légalement, comme tout le monde sait, cette aide constituée de droits sociaux devient, grâce à d'honnêtes représentants politiques et de la société civile, une invitation à faire profil bas et à se sentir non seulement coupable mais aussi responsable de sa propre situation. Ce qui est aussi un frein à l'organisation et à la lutte, rattrapable en partie par un vote politique, si un signal clair est donné d'une volonté de rupture avec le système économique et politique. Et c'est un impératif politique pour la France Insoumise que de garder constamment à l'esprit le fait que la démocratie française, incapable d'organiser la vie sociale de façon saine et décente ne rate jamais une occasion pour trouver et désigner des responsables de sa propre impuissance économique et politique. Et cela parce que cette pression odieuse et abjecte et de plus en plus haïe et rejetée lui a justement valu, contre toute attente messiano-médiatique, sept millions de voix à l'élection présidentielle, en apparaissant comme la seule force politique, affirmant vouloir rompre avec les politiques publiques libérales, mises en œuvre de façon ininterrompue depuis quasi un demi-siècle et remettre au centre l'humain, dans le cadre d'un avenir commun et ouvert à l'ensemble des exploités et opprimés. Voilà pour le but qui n'est que la reconduite du vieux programme du mouvement ouvrier et révolutionnaire. Pour l'heure cependant, il n'est pas question de passer à la réalisation effective de ce programme qui, soit dit en passant, en est réellement un, parce qu'il se propose tout autre chose qu'un énième projet de gestion et d'administration de l'état. Ce dernier n'étant en réalité rien d'autre qu'un conseil général d’administration des classes dirigeantes françaises et européennes, sauf à ramener de façon absurde cet état aux fonctionnaires qu'il emploie.

Allez ! On s'accroche ! On ne lâche rien !

Allez ! On s'accroche ! On ne lâche rien !

La lutte pour les législatives

 

Après ce rappel nécessaire du cadre général de la lutte politique telle qu'elle se présente, en France, sachant qu'il reste indispensable, dans tous les cas, de se souvenir du pourquoi de la lutte qui est certes de gagner mais d'abord et avant tout de gagner en force d'organisation et en puissance de frappe, et cela contre l'ennemi de classe qui lui sait ce qu'il veut, il faut donc en venir aux conditions telles que posées par la victoire des droites à l'élection présidentielle. Les ouvriers et salariés de ce pays dispose politiquement de la France Insoumise et de rien d'autre. C'est là le premier point. Qui ne le reconnaît pas, au mieux se trompe, au pire tend à saboter et désorganiser la lutte. Sciemment ou pas, peu importe ! Le résultat est le même. Il affaiblit le monde du travail dans son ensemble. De ce point de vue, la France Insoumise ne peut pas se permettre le luxe de parier sur le mouvement social qui, pour l'heure, c'est un fait, peine à s'organiser, en dépit de tentatives de résistance comme le Front social et autres fronts de luttes. Mouvement social qu'elle n'est pas, par ailleurs, en mesure pour l'instant d'orienter et de diriger, en vue de son renforcement, abstraction faite de ses résultats aux législatives, tant social et politique sont liés. Sur ce terrain, ouvriers et salariés sont divisés et résistent, quand ils résistent, en ordre dispersé. D'autant qu'ils sont otages de centrales syndicales qui sont loin de correspondre aux nécessités de la lutte sociale et sont plus enclines à mener une politique contractuelle d'aide et de soutien aux politiques mises en œuvre par le gouvernement en place que de s'opposer à lui. Sous prétexte bien entendu, que ce serait tout bénéfice pour les ouvriers et salariés. Toujours la stratégie du moins pire dont l'histoire a montré à quoi elle menait en réalité. Et de nous donner des leçons de démocratie. Quant aux groupes et associations qui prennent en charge et relaient les luttes sur les questions du racisme, du sexisme, de l'islamophobie, de l'écologie, de l'éducation et de la culture, elles continuent à se battre sans avoir défini le moindre horizon politique viable, autre que les droits humains. Et donc elles se condamnent à des négociations parcellaires, soumises au bon vouloir des maîtres de l'heure. Reste donc la lutte pour les législatives, comme seul cadre général et politique de lutte, afin d'obtenir un rapport de forces favorables, propre à gêner, sinon à peser directement sur les institutions actuelles que les nouveaux et vieux partis de droite représentent, étant constitutifs de l'actuelle république présidentielle dont la masse consciente ne veut plus. Qui a envie de travailler sous le fouet quand bien même agrémenté de belles et bonnes paroles, à l'exceptions d'ânes et de mules sans conscience ?

 

Sur le plan du rapport actuel de forces, le cartel des droites, LR/EM, est au centre du dispositif des classes dirigeantes. Il n'est donc plus question de quelque manière que ce soit d'une consigne de vote qui se limiterait à dénoncer un vote en faveur le FN par ailleurs disqualifié et renvoyé au placard, en attendant d'être à nouveau porté en procession, par ce grotesque et éphémère Front républicain, contre le pire, comme ils disent. Mais le pire, qui ne le sait, est pour eux la France Insoumise des luttes sociales et politiques. Et l'obligation pénible qui lui a été faite, à l'occasion du deuxième tour de l'élection présidentielle, de s'expliquer sur son positionnement politique, par l'intermédiaire de tous les mignons médiatiques, à la botte des forces capitalistes libérales et conservatrices, n'est plus de mise. Partout où les candidats de la France insoumise auront réussi à passer le cap du premier tour, en faisant en sorte que ce soit le cas général, car il y a encore dans l'électorat populaire plus abstentionniste de façon générale, des réserves nombreuses de voix, la seule consigne générale à adopter est le maintien, à l'exception de quelques cas résiduels qui peuvent faire l'objet de considérations tactiques et cela seulement dans la mesure où les candidats arrivés en tête, s'opposent au cartel des droites. Ce qui ne peut concerner les candidats du FN assimilable à l'actuel cartel des droites, par ses orientations et choix politiques, favorables, en dernière analyse, aux milieux économiques dirigeants de ce pays. Leurs différends ne concernent nullement l'exploitation et encore moins l'oppression de la main-d’œuvre salariée, considérée en tout état de cause comme simple marchandise et variable d'ajustement de l'économie. Les droites, dans le cadre concurrentiel libéral qui est celui de l'UE, le FN dans le même cadre, mais rapporté prioritairement et préférentiellement au cadre national. Tactiquement la France Insoumise, en dehors des cas où la victoire est assurée et où la question ne se pose pas, a tout intérêt à contribuer à disloquer la coalition gouvernementale mise en place depuis l'élection présidentielle. Le groupe des Républicains est divisé à ce sujet. Il faut en profiter. Leurs candidats élus auront à choisir entre soutenir la présidence macron, parce que dans les faits, elle épouse leur cause, au point de se désigner comme LREM, un aveu visible à l'oeil nu donc, ou s'opposer à elle pour des raisons purement politiciennes. Bonjour l'ambiance ! Au-delà du spectacle médiatique que cela promet, ponctué de scandales comme à chaque fois, cela ne peut que contribuer à dévaloriser l'action du gouvernement et à rendre sa tâche plus difficile, sous réserve des résultats réels de la France Insoumise à qui il faut souhaiter le succès. Mais un souhait est un souhait pas une politique avisée et maître d'elle-même. Bref la France Insoumise doit apparaître, dans les faits, comme la seule alternative politique, consciente d'elle-même et de ses buts, ce qui suppose de ne pas se laisser intimider par la pression médiatique que les forces qui lui sont hostiles ne vont pas manquer de continuer à mettre en œuvre. C'est seulement à ce prix, qu'elle apparaîtra aux yeux des ouvriers et salariés et de l'électorat populaire de ce pays comme une de leur composante, qu'elle gagnera par là leur confiance en accroissant la leur et ne semblera pas une sorte de Front Républicain de secours. Ce qui pour le coup serait la pire chose qui soit parce qu'assimilable, d'une façon ou d'une autre, à une défense quand bien même remplie de bonnes intentions, des classes exploiteuses et dirigeantes françaises et européennes. Les Merkel, Juncker et autres macrons français qui leur marchent journellement dessus et les piétinent en souriant et en leur criant : un régime amaigrissant, c'est bon pour votre santé, bandes d'ignares et d'illettrées, même pas capables de vous payer un costard ! Cela dit pour résumer leur exquise philosophie de la vie.

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